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quelques histoires... suite 2

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1 quelques histoires... suite 2 le Mer 29 Avr - 11:40

Invité


Invité
Celle là est une des premières que j'ai écrit, toujours pour le perso d'un membre de ma guilde


Ce soir là au château de Moldalune, avait lieu une représentation gaie et animée...

- "Seigneur Triesto, j'espère que cette balade vous a plu ?"
-"Merci, troubadour, nous n'avons pas souvent l'occasion d'entendre ce genre de chants exotiques dans nos rudes montagnes... Cela change agréablement des chansons à boire de la caserne !"
-"Hé hé hé, je comprends bien, sir... A vous maitresse Miranda, que désirez-vous entendre ce soir ?"
-"Assez de chansons pour aujourd'hui, maitre Sombrevent, racontez-nous plutôt une de vos légende qui font votre réputation ici et ailleurs"
-"Oh, oui, avec des combats héroïques !!! Chargeeezzz, tchac, tchic..."
-"Paix, mon fils ! D'accord, avec un peu d'aventure aussi."
-"Je pense avoir l'histoire qu'il vous faut... Mais attention, elle n'a rien d'une légende... Je vais vous livrer ce soir l'enfance surprenante d'une jeune nécromancienne au service du royaume..."


Tout commença il y a vingt ans de cela, lorsque Dame Oriana de Selban, jeune mage de la cour d'Ascalon tenta une expérience qui dépassait de loin ses compétences : la convocation d'un être malèfique des plans inférieurs...

Oriana lança ses enchantements de protection, puis ses formules de convocation. Un démon apparu, ses yeux froids visibles à travers les fentes de son masque opaque, son corps intangible flottant au milieu du pentacle tracé à même le sol.

Tournant lentement sur lui-même, il observa minutieusement les traits dessinés sur la dalle centrale. Une lueur fugitive traversa son regard, puis d'un signe rapide de la main, le démon supprima tous les enchantements qui auraient pu le retenir, et brisa le tracé du pentacle incomplet...

Oriana sentit un frisson la parcourir. Elle tenta de bannir l'immonde chose qui se tenait devant elle. Hélas, trop tard. Un rire sardonique filtra à travers les fentes du masque de ce monstre, puis tout disparut ...

Lorsqu'elle reprit connaissance, Oriana ne vit que désordre dans la salle, mais aucune trace du démon. Le pentacle avait complètement disparu, et, hormis les instruments dispersés sur le sol, rien ne laissait deviner qu'une invocation avait eu lieu ici.
Honteuse, la mage quitta la salle précipitament, sans mettre personne au courant de ce qui s'y était joué auparavant.

Quelques mois passèrent et rien n'aurait pu rappeler cet évènement à Oriana si elle ne s'était pas sentie aussi malade. La jeune femme décida de consulter une moine de ses amis afin de comprendre d'où venaient ces troubles.
Et la conclusion fut sans équivoque : elle était enceinte !!! Et depuis bien trop longtemps pour risquer d'interrompre cette grossesse sans risque pour elle.

Imaginez maintenant son angoisse et la difficulté de sa situation : Jeune femme de bonne naissance, célibataire, enceinte, avec impossibilité de nommer le père, et vous comprenez pourquoi ...

L'unique bonne nouvelle étant que le bébé, une fille selon la moine, se portait à merveille sans difformité identifiable.
Sachant qu'elle ne pourrait cacher sa grossesse éternellement, et malgré la colère qu'elle allait devoir endurer, Oriana prit le parti de raconter la vérité à sa mère sans pour autant préciser l'origine du fœtus.
Comprenant le problème, le risque de déshonneur sur la famille, celle-ci arrangea rapidement un mariage.
Oh, bien sur, ce ne fut pas un mariage d'amour, mais Oriana aurait pu trouver bien pire que Lord Cedric Thyken Brasher, homme de tempérament doux et sensible... Et qui acceptait d'élever l'enfant à venir comme sa propre fille.

Quand le bébé naquit, et la peur d'Oriana - qu'il ressemble à un monstre - fut vite balayée par la beauté de ce nourrisson qui débordait de vitalité.

L'enfance de Myssilia Thyken Brasher, car c'est ainsi que la belle fut nommée en honneur de sa grand-mère Myssilia de Selban, se déroula sans accrocs.
Élevée dans les meilleures écoles d'Ascalon, éduquée par les plus grands professeurs, le seul regret de sa mère étant qu'elle ne semblait pas avoir une once de magie en elle. Une enfant tout à fait normale en somme...

Puis vint la difficile période de l'adolescence. Je vois à vos nombreux sourires que vous savez de quoi je parle.
Pour Myssilia, ce fut pire encore : à l'aube de ses 16 ans, cette jolie adolescente aux cheveux de corbeau et aux yeux couleurs d'eau pure, dont le corps subissait les métamorphoses nécessaires au passage à l'age adulte, vécue également de singuliers phénomènes n'ayant rien à voir avec sa transformation.

Le tout premier eu lieu la nuit suivant ses premières menstruations. Myssilia fit un rêve étrange :
Attirée par une force mystérieuse, une voix qui l'appelait vers une destination inconnue, elle marchait à travers la ville en direction du sud, guidée par cette injonction.
Lorsqu'elle se réveilla , quel choc ce fut de se retrouver, en chemise de nuit, au pied de la porte sud d'Ascalon, entourée de gardes du palais. Et quelle honte aussi ! Honte décuplée peut-être par le mal-être que ressentent les adolescentes à cette age critique.
De plus ce rêve, qui tenait plus du cauchemar, se répéta encore, jusqu'à ce que sa mère, qui avait depuis progressé dans les arcanes de la magie, ne tisse quelques enchantements autour de sa chambre.

Le deuxième phénomène se déroula en plein après-midi lors d'une altercation sans grief ni conséquence réelle. Myssilia passablement énervée contre son amie, eu la sensation soudaine que son cœur s'emballait, et que son sang bouillonnait... Une fatigue brusque suivie d'une affluence d'énergie encore plus brutale manqua de lui faire perdre conscience... Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Myssilia aperçut son amie gisant au sol, sans connaissance, toutes couleurs ayant quitté son visage.
Pensant l'avoir tuée, complètement désemparée, et en réalisant l'horreur de ce qui s'était passé, l'adolescente s'enfuit , sans savoir réellement où elle allait.
Elle fut retrouvée, prostrée au pied de la statue de Dwayna, priant et pleurant pour le salut de son âme.
Oriana décida de la faire de nouveau tester par les doyens du collège de magie, pressentant le pouvoir de sa fille. Mais à sa grande stupéfaction, la réponse fut la même qu'auparavant : aucune trace de magie.
Elle vit alors ressurgir brutalement son passé, et comprit qu'il était peut-être temps d'expliquer à Myssilia les circonstances de sa naissance.

A tort ? A raison ? Au regard de l'état de confusion de la pauvre enfant, la réaction fut vive et violente. Oscillant entre rage et effondrement, Myssilia ressentit un grand vide en elle, puis prédisant la même réaction qu'avec son amie quelques heures plus tôt, et afin de ne blesser personne, elle prit la fuite décidant qu'à partir de ce jour maudit, elle ne retournerait pas chez elle sans avoir compris ce qui lui arrivait.

Des mois d'errance commencèrent, empirés par le retour des cauchemars. Pensant que ces derniers avaient certainement une signification, un lien avec sa "malédiction", Myssilia suivit la ligne tracée dans son esprit, s'enfonçant de plus en plus vers le sud. Amaigri, évitant toute concentration de population de peur de leur faire du mal, se nourrissant des dons de la terre, la jeune femme ne faiblissait pas pour autant comme si sa volonté la guidait vers son but qui, elle le pressentait, se rapprochait rapidement.

Elle arriva non loin d'ici, aux grottes des larmes gelées. Les indices de son dernier rêve la menèrent au fond d'une caverne de glace. Là, comme dans sa vision, un portail irradiant d'ondes maléfiques semblait l'appeler. Myssilia était effrayée, mais la force qui l'attirait vers l'autre coté était trop puissante, elle franchit le seuil du portail... pour se retrouver dans le hall sombre d'un château.
L'être qui se tenait en face d'elle était grand, très grand. Tout de noir vêtu, il serrait dans sa main droite un sabre à lame de feu, et portait un masque ne laissant entrevoir que l'ombre de son regard.
-"Te voilà enfin, après cette si longue attente, tu viens enfin à moi..."
-"Qui êtes-vous ?"
-"Je m'appelle Drak, Drak Dorva... Ta mère ne t'a donc rien dit ?"

Myssilia tremblait des pieds à la tête, n'osant comprendre ce que lui racontait l'être en face d'elle...
-"Myss, JE SUIS TON PERE !!!"
-"NOOOoonnnn, ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible !!!"
-"si, et au fond de toi, tu le sais"

C'était exact, elle le sentait à travers toutes les pores de sa peau.

-"Et aujourd'hui tu es à moi !" affirma-t-il en ôtant son masque.
Les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux couleur de glace, la blancheur de sa peau... Tout tendait à prouver qu'il disait la vérité. Mais la ressemblance s'arrêtait là : un visage laid, déformé par la haine et l'envie, un sourire carnassier laissant apparaitre deux canines proéminentes de vampire...
Myssilia recula d'un pas, puis de deux...

-"Tu ne peux plus t'enfuir, et j'en suis désolé..." Mais le ton de sa voix laissait entendre le contraire.
-"Tu es de mon sang, et j'ai besoin de toi, tu représentes ma survie en ce monde... Comme tous les autres enfants que j'ai engendré après toi, et qui m'ont tous déjà rejoins - sortez donc, mes mignons !"
Apparurent derrière le vampire une douzaine de zombies dans un état de décomposition plus ou moins avancé...

-" Dis bonjour à tes frères et sœurs, que tu vas bientôt rejoindre..."

A ces mots, et à la vue de ces horreurs, Myssilia ressentit une sensation qu'elle connaissait déjà : son cœur, son sang, la légère fatigue, puis l'afflux brutale d'énergie...
Le regard du vampire se fit d'abord surpris, puis interrogateur et enfin, craintif.
-"Non, ce n'est pas possible, pas ça !!! Mes enfants, protégez-moi !!!"

Myssilia prit conscience du pouvoir qu'elle détenait, et à l'approche des zombies, elle sut parfaitement comment les contrôler... pour les retourner contre leur ancien maitre.
Puis elle relâcha tout l'excédent d'énergie accumulé contre le vampire, ce monstre... son père !
Un souffle enchanté traversa la grande salle pour s'abattre violemment sur la mêlée au milieu de laquelle Drak tentait de se défendre tant bien que mal.

L'effet fut instantané : comme par miracle, une flamme blanche et aveuglante s'éleva jusqu'au sommet du dôme, détruisant tous ces êtres abominables et ne laissant dans l'air que quelques cendres portées par une légère brise.
Sans attendre, Myssilia rejoint rapidement le portail pour le franchir à nouveau, mais dans l'autre sens. Puis elle s'effondra sur le sol gelé de la grotte.

La jeune femme se réveilla en sursaut. Allongée sur le coté, elle se redressa sur un bras. Puis, clignant des yeux pour en chasser le sommeil, elle regarda autour d'elle. Pendant un instant elle fut désorientée, ignorant si c'était la nuit ou le jour. Enfin, les images de ce qui avait eu lieu la veille lui revinrent en mémoire.
Des piétinements attirèrent son attention vers l'entrée de la grotte - c'était ce bruit qui l'avait alerté.
Une jeune femme se tenait sur le seuil, à quelques mètres d'elle.
Myssilia eu un mouvement de recul

-"Oh la, n'ai pas peur mon amie, je ne te veux aucun mal"
-" Je ne suis pas votre amie ! Et d'abord, qui êtes-vous ?"
-" Désolé, j'aurais du commencer par la - je m'appelle Alistair, mais mes compagnons m'appelle Alie, Alie Babette. Je t'ai perçu dans la trame et j'ai senti que tu étais en danger... Apparemment, tu t'es débrouillée toute seule !!!"


Myssilia ne comprenait pas :

-" Perçue ? Dans la trame ? Qu'est ce que c'est ? Et qui êtes vous vraiment ?"
-" Ah, je comprend mieux, tu découvres, tu ne sais rien... La trame, c'est un lien qui existe entre nous tous et qui nous lie... Je suis une nécromante, comme toi ."


Une nécromante ? l'idée fit progressivement son chemin dans l'esprit de Myssilia. Voilà pourquoi les mages n'avaient jamais réussi à détecter son pouvoir.

-"Mais, je ne connais rien..."
-" Et je vais t'apprendre... Le lien qui nous unit est fort. On ne laisse jamais un confrère, ou une consoeur, sans aide. c'est notre force... Et notre malédiction !!! Viens avec moi, mes compagnons attendent dehors et doivent commencer à s'impatienter ! Tu verras, ils sont sympathiques. Un peu fous parfois, mais tu apprendras à les apprécier. Au fait, je me suis présenté, mais toi, quel est ton nom ?"

- " Je m'appelle Myssili... Je m'appelle Myss, Myss Thyk !!!"


Et c'est ainsi messeigneurs que fini cette histoire... Et qu'en commence une autre bien plus belle encore !

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